Au Havre, on voit trop souvent des bureaux d'études dimensionner des pieux avec des cohésions non drainées Cu issues d'essais pressiométriques, en oubliant que les argiles du quaternaire normand ont une structure sensible qui s'effondre au remaniement. Le résultat ? Des tassements différentiels sur les radiers du front de mer ou des glissements de talus le long des voies SNCF. L'essai triaxial ne se contente pas de vous donner une cohésion. Il vous donne l'angle de frottement effectif φ' et la cohésion effective c' après consolidation, en simulant les vraies contraintes in situ sur des éprouvettes de 50 mm. Quand on fore dans les limons du plateau de Caux et qu'on veut éviter un sinistre à 2 millions d'euros, c'est l'essai qui fait la différence entre un chantier qui tient et un chantier qui fissure. On le réalise au laboratoire accrédité COFRAC, avec trois cellules triaxiales en parallèle pour réduire vos délais de rendu. Avant de lancer les essais mécaniques, on passe toujours par une granulométrie complète pour qualifier la matrice fine du prélèvement.
Un angle de frottement mal évalué de 2 degrés, et c'est tout le dimensionnement d'une digue portuaire qui devient non sécuritaire.
