Confondre une rupture de talus avec un simple glissement superficiel au Havre, c'est prendre le risque de paralyser un chantier pendant des semaines. Les limons de plateau et les colluvions qui recouvrent les marnes du Kimméridgien sur les hauteurs de la ville ne préviennent pas avant de lâcher. Une analyse de stabilité des pentes bien menée anticipe le comportement des sols locaux sous l'effet des précipitations normandes et des terrassements. L'approche que nous utilisons combine la reconnaissance des discontinuités du substrat crayeux avec des modèles numériques calibrés sur les essais de cisaillement. Avant d'engager une pelle mécanique à Montgeon ou à Bléville, nous validons chaque hypothèse de calcul par une campagne géotechnique qui intègre les résultats d'un pénétromètre SPT pour quantifier la densité des couches supérieures.
Sur les argiles à silex du Havre, un angle de frottement surestimé de 2 degrés dans le modèle peut réduire le facteur de sécurité réel de 15 %.
